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ÉCOLOGIE

TRIER ET RECYCLER SES PRODUITS 🌿

Hello tout le monde, comment allez-vous ? 🌿

Dans mon dernier article de la rubrique « Ecologie », je vous ai parlé de l’importance de faire le vide dans son espace de vie pour évolution vers un mode de vie eco-responsable. Après m’être concentrée sur le pourquoi de ce processus, je reviens pour vous parler du comment, en vous partageant mes astuces pour faire le vide dans mon appartement. Dans cet article, je vais me concentrer sur ma salle de bain et donc sur les soins, un type de de produit que j’ai beaucoup accumulé compte tenu de mon métier.

En tant qu’ancienne Youtubeuse beauté, vous savez que j’ai accumulé une quantité astronomique de produits, et ce pendant 8 ans ! Entre les soins et le makeup, je ne m’en sortais plus. Tout ça commençait sérieusement à m’étouffer. À l’époque, je me sentais privilégiée. Mais au bout d’un moment, je devais me rendre à l’évidence : ce que j’étais en train de faire était très égoïste, tant envers les personnes qui auraient pu profiter de ces produits pour se sentir belles et se nourrir qu’envers la planète, qui a vu toutes ces choses être produites et jetées à outrance.

Je sais que je vous en ai déjà parlé dans mon premier vlog Avant/Après, mais j’avais envie de tout regrouper ici pour que vous ayez tous les éléments sous la main ! 🤗 En sachant que depuis le tournage de cette vidéo, j’ai appris pas mal de choses sur le tri et le recyclage. Vous pouvez donc aussi voir cet article comme un petit update du vlog, haha. 😉

Bien évidemment, tout ce que j’ai écris dans cet article ne doit pas être forcément suivi à la lettre. Il n’y a jamais de recette miracle ou de méthode parfaite. Je voulais simplement vous partager ma façon de faire pour que vous puissiez la reproduire ou vous en inspirer.

Étape n°1 : Séparer les produits neufs et les produits entamés

Pour commencer, je vous conseille de sortir tooous vos produits de vos placards et de les étaler sur une surface relativement grande, comme votre lit, une grande table, ou à même le sol. Cela vous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur tout ce que vous possédez et d’ainsi prendre du recul sur votre manière de consommer. Dans tous les cas, je vous invite fortement à recouvrir la surface d’une serviette pour y déposer vos produits, afin de ne pas faire de taches.

Ensuite, faites un premier tri entre les produits neufs et les produits entamés, pour avoir une vue d’ensemble sur ce qui est à utiliser en priorité, ce qui est potentiellement périmé et ce que vous pourriez donner.

Ce que je trouve bien avec cette étape, c’est qu’elle permet aussi de se rendre compte que l’on ouvre souvent plusieurs produits du même type, et qu’on les entame inutilement sans parfois ne jamais les terminer.

Etape n°2 : Je garde ou je donne ?

Cette étape est sans doute la plus longue et la plus pénible. Mais c’est aussi la plus importante ! Car elle vous apprend à définir vos priorités, à mettre le doigt sur les produits superflus, et à prendre du recul sur votre manière de consommer.

Commencez par votre tas de produits entamés. Prenez-les un par un et demandez-vous si vous avez envie de les garder : Est-ce que j’aime vraiment ce produit ? Est-ce que je suis sûr.e de l’utiliser ? Est-il adapté à mes besoins, à mon type de peau ou de cheveux ? Si je le termine, est-ce que je le rachèterai ? S’agissait-il d’un achat compulsif ? Est-ce que j’ai déjà un produit similaire ?

Puis reproduisez ce processus avec vos produits neufs.

Au début, vous allez sans doute vouloir garder tous vos produits, en vous disant que vous allez sûrement finir par les utiliser un jour. Mais au fur et à mesure, vous vous rendrez compte que vous avez des produits qui ne sont pas adaptés à votre type de peau ou de cheveux, des gels douches dont la composition ne vous inspire plus, des crèmes que vous n’appliquez plus depuis des mois ou des échantillons qui ne vous correspondent pas… Puis vous allez sans doute revenir plusieurs fois sur votre tas de produits à garder, en vous rendant compte que vous pourriez facilement vous passer de certains produits, et que d’autres personnes pourraient en profiter. Vous verrez que votre tas de produits à garder va nettement se réduire. C’est d’ailleurs très satisfaisant à regarder ! 🤗

Tous les produits que vous ne gardez pas pourront servir à d’autres personnes, comme votre famille, vos amis, votre conjoint.e ou vos collègues. Mais il existe aussi des associations qui récupèrent des produits neufs (pas entamés pour des questions d’hygiène) pour les distribuer à des personnes dans le besoin. Bulles Solidaires et Féminités sans abri en font partie, mais il y en a plein d’autres. Je vous laisse aller regarder leurs sites pour avoir plus d’infos sur les collectes.

Etape n°3 : Mettre de côté les produits périmés

Je ne vous apprends rien, au même titre qu’il faut faire attention à ce que l’on ingère, il faut faire gaffe à ce que l’on met sur son visage et son corps. Que vous gardiez ou donniez vos produits, il faut s’assurer qu’ils ne sont pas périmés.

Pour ce faire, je vous conseille avant tout de regarder la mention PAO (période après ouverture), que vous retrouvez au dos des produits. Elle indique combien de temps vous pouvez utiliser le produit après ouverture : 3M s’il peut être utilisé pendant 3 mois, 6M pour 6 mois, etc.

D’ailleurs, je vous encourage à coller une petite étiquette avec la date d’ouverture sur chaque produit. Comme ça, vous savez exactement où vous en êtes, quel produit utiliser en priorité et ainsi éviter de le jeter et de devoir le racheter. 🤗

Ensuite, si vous avez un doute sur la date d’ouverture de votre produit, je vous conseille de le sentir et de regarder sa texture. Si vous sentez une odeur une odeur très forte ou de renfermé, ou que vous voyez que la texture du produit a changé, c’est qu’il ne faut plus l’appliquer.

Etape n°4 : Conserver un maximum de produits périmés et leurs emballages pour les réutiliser

Il ne faut pas oublier que le but premier de ce tri, c’est de faire le vide dans son espace de vie pour évoluer vers un mode de vie plus responsable. Alors même si certains produits seront inévitablement jetés, l’objectif est de commencer dès maintenant à consommer de manière plus raisonnée en trouvant un usage aux produits périmés initialement destinés à la poubelle.

On a tendance à l’oublier, mais par exemple, les crèmes hydratantes périmées peuvent être réutilisées pour nourrir des sacs, vestes et chaussures en cuir ou simili cuir ou enlever les tâches. En plus de limiter les déchets, cela vous évitera d’acheter des cirages chimiques et donc polluants. 😉

Et si vous ne savez pas quoi faire de vos produits périmés et que vous êtes contraints de les jeter, n’oubliez pas que leurs packagings peuvent servir ! Vous pouvez très bien apporter vos bouteilles de savon liquides vides dans les boutiques proposant du savon liquide en vrac, et les remplir autant de fois que nécessaire. Cela vous évite d’acheter et d’accumuler des contenants. 😉

Etape n°5 : Recycler ou jeter ?

Maintenant que vous avez isolés tous les emballages à réutiliser, il faut savoir si les autres se recyclent ou non. Il existe tout un tas de pictogrammes trouvables au dos de nos produits, qui nous donnent des indications sur la composition de leurs emballages ou leur caractère recyclable. Mais on ne sait pas toujours ce qu’ils signifient. Je vais vous lister les principaux logos et vous donner leur signification pour que vous y voyiez un peu plus clair. La liste n’est pas exhaustive, mais je vous ai mis ceux que l’on voit le plus, et qui peuvent parfois nous induire en erreur.

Avant toute chose, je précise que même si les pictogrammes ont la même signification légalement parlant, tous les produits ne se recyclent pas de la même façon selon les lieux. Chaque commune a ses propres consignes de tri. Je vous invite donc à bien vous renseigner sur ce sujet. 🌿

Les logos indiquant qu’un produit est recyclable

Le Triman

Si vous voyez ce logo sur un produit, celui signifie qu’il est bel et bien recyclable. Il s’agit donc d’un pictogramme à guetter sur vos emballages. 😉 S’il ne figure pas sur le packaging, vérifiez dans la notice ou tout autre document venant avec le produit.

L’anneau de Möbius

Ce logo signifie que le produit est techniquement recyclable.

En revanche, s’il contient un pourcentage au centre, cela signifie que le produit est constitué d’une certaine quantité de matières recyclées, mais en aucun cas que le produit est recyclable. Ce logo peut facilement prendre un tout autre sens, alors soyez observateurs. 😉

Aluminium recyclable

L’aluminium est toujours 100% recyclable, et ce à l’infini. En revanche, comme il n’est pas aimantable, il est possible qu’il ne soit pas récupéré dans les décharges, et donc pas forcément recyclé. Pour être sûrs que vos packagings en aluminium soient recyclés, je vous conseille de les apporter directement en déchèterie, dans le bac prévu à cet effet. Comme ça, pas de perte, et pas de dégradation dans la nature ! 🤗 (eh oui, l’aluminium met quand même entre 100 et 500 ans pour se dégrader…)

Les plastiques recyclables

Contrairement à ce que l’on peut croire, certains types de plastiques se recyclent. Enfin, 2 seulement… Ce n’est pas beaucoup, mais c’est déjà ça ! Il s’agit du PET (Polyéthylène téréphtalate), qui compose généralement les bouteilles et bidons transparents ou colorés, et le PEHD (Polyéthylène haute densité), que l’on retrouve dans les bouteilles et bidons opaques. Ces 2 types de plastique portent respectivement les numéros 1 et 2. Ce sont donc eux qu’il faut privilégier, car les autres plastiques type PVC coûtent trop cher à recycler.

Les logos qui nous induisent en erreur

Le point vert

Comme beaucoup de personnes, je pensais que ce pictogramme signifiait qu’un produit était recyclable. Eh bien ce n’est pas le cas. Et pourtant, c’est le symbole que l’on voit PARTOUT ! En fait, il signifie que le fabricant du produit verse une contribution à une société agréée par l’Etat pour piloter le tri et le recyclage en France, comme Eco-Emballages par exemple. Si vous le voyez sur un produit, cela ne signifie pas qu’il est recyclable ou fabriqué à partir de matériaux recyclés.

Le Tidy Man

Contrairement à ce que certains peuvent croire, ce pictogramme ne signifie en rien qu’un produit est recyclable. Il vous rappelle simplement qu’il est important de mettre vos déchets dans une poubelle ou un bac de tri et non par terre ou dans la nature en général.

Etape n°6 : Ranger les produits que vous gardez par catégorie

Une fois que vous avez mis de côté les produits à donner et que vous avez traité les emballages à réutiliser, recycler ou jeter, il ne vous reste plus que les produits que vous allez garder. 🤗 Je vous conseille de prendre plusieurs boîtes et d’y inscrire vos catégories de produits : crèmes, gommages, masques, gels douches, shampooings, etc. Classez les produits à garder dans ces différentes boîtes pour que tout soit bien ordonné dans votre salle de bain et que vous retrouviez vos produits facilement. On ne veut plus que nos produits se retrouvent cachés dans nos placards. 🙂 L’idée est de tout avoir à portée de main, et surtout de vue, pour bien voir quels produits utiliser en priorité, et ne pas en oublier au fond de nos armoires, les laisser se périmer et les jeter. Personnellement, depuis que j’ai trié mes soins par catégorie, je vois la différence ! Je n’ouvre plus plusieurs crèmes à la fois, je ne me retrouve plus avec plusieurs produits entamés et par conséquent, je gaspille et jette moins. Je fais toujours en sorte de terminer un produit avant d’en ouvrir un autre du même type pour produire un minimum de déchet. 🙂

J’espère de tout coeur que cet article vous aura été utile. Dites-moi en commentaires quelle est votre méthode pour trier vos produits. Comme je l’ai dit, il n’y a pas de recette miracle, alors tout conseil est bon à prendre ! 🌿

Je vous fais à toutes et à tous de très gros bisous et vous dis à bientôt sur le blog ! ♡

FAIRE LE VIDE : UN PREMIER PAS VERS LE ZÉRO DÉCHET 🌿

Hello, j’espère que vous allez bien ! Je suis super contente de vous retrouver pour ce nouvel article « Écologie » du blog ! 🌿

Comme je vous l’avais dit dans le premier de cette catégorie, « Allô l’Homme, ici la Terre », j’avais très envie de créer une série d’articles pour vous partager tous les petits gestes que j’adopte au quotidien pour réduire mon emprunte écologique et évoluer vers un mode de vie zéro déchet et minimaliste.

Mais avant de passer aux astuces en elles-mêmes, il me semblait indispensable de vous parler d’une étape qui est à mon sens primordiale avant de se lancer : faire le vide. Je ne parle pas de faire le vide dans sa tête, mais de faire le vide chez soi. Quoi que, les deux sont liés.

Vous le savez autant que moi, changer ses habitudes n’est jamais simple. Et pour toute transition vers quelque chose de nouveau, il est important de repartir sur des bases saines. Par exemple, lorsque vous vous disputez avec un proche, vous ressentez ce besoin de prendre du recul, tirer un trait sur vos différends et devenir quelqu’un de meilleur, pour renouer des liens solides. Eh bien je trouve que pour adopter un mode de vie éco-responsable, c’est pareil. Il faut avoir un regard objectif sur notre environnement, prendre du recul pour évaluer sa consommation, faire le tri dans ses placards pour ne garder que l’essentiel, et si nécessaire, remplacer ces essentiels par leurs alternatives plus écologiques.

Je ne m’étais jamais rendue compte de l’importance de cette étape jusqu’à il y a quelques mois. Vous le savez si vous me suivez sur ma chaîne de vlog, j’ai décidé de me lancer dans un grand tri de mon appartement, pièce par pièce. Je vous mets d’ailleurs les 2 premiers vlogs de cette catégorie de vidéo ici :

Je ne me doutais pas à quel point cette étape allait m’aider dans ma transition vers ce nouveau mode de vie. Après ma prise de conscience écologique l’an dernier, bien sûr que je me rendais compte à quel point mon mode de consommation et tous les déchets qui en résultaient étaient une aberration. J’ai commencé par demander aux marques de ne plus m’envoyer de produits, et cela m’avait déjà enlevé un poids. Mais il me restait encore énormément de choses sur les bras, qui encombraient mon appartement mais aussi mon esprit. Et je sentais que ça me freinait. J’avais besoin de prendre du temps pour me poser et faire le tri dans mon espace de vie et comprendre comment consommer de manière plus responsable sur le long terme.

Au premier abord, on se dit que le zéro déchet consiste uniquement à se doter de produits réutilisables, mais c’est avant tout un mode de vie et de penser à part entière. Car moins consommer, c’est aussi faire un tri pour ne garder que ce dont on a besoin et donner une seconde vie aux choses dont on ne se sert plus. Le but est d’aller à l’essentiel, vers une vie plus simplifiée. Et tout cela fait justement écho à une notion dont je vous parlais dans le dernier article de cette catégorie : le PARTAGE. Car éco-responsabilité et égoïsme ne font pas bon ménage. Ce n’est pas en s’appropriant des tas de choses, dont on ne va pas ou peu se servir, qu’on limitera nos déchets. Il faut se concentrer sur ce dont nous nous servons le plus, et laisser le reste aux autres. Cela leur permettra de moins acheter, et nous permettra de moins jeter.

L’avantage de cette étape, c’est qu’elle permet également de se remettre en question et de se motiver à changer, sans pour autant se culpabiliser et se mettre des bâtons dans les roues. Car des fois, à vouloir aller trop vite, on perd notre objectif de vue et on ne donne pas vraiment de sens à ce qu’on fait.

Si vous voulez tout changer du jour au lendemain sans prendre le temps de comprendre le pourquoi du comment, vous allez être découragé. En faisant le vide petit à petit, vous pourrez évoluer en douceur, sans avoir à vous préoccuper d’autre chose, sans avoir à ranger votre appartement/maison et à y entasser des choses en permanence.

Personnellement, quand j’ai vu tous mes cosmétiques étalés sur mon lit, j’ai halluciné, et j’ai pris peur. Mais j’ai vraiment pu me rendre compte de la situation, et réfléchir tranquillement à comment j’allais procéder, quels produits j’allais garder ou non, quels produits je devais terminer, de quels produits j’allais vraiment me servir, lesquels j’allais racheter en priorité, et surtout, quels alternatives plus éco-responsables j’allais privilégier. Je me suis rendue compte que procéder ainsi était plus efficace et sensé que seulement rajouter des produits zéro déchet à tout ce que j’avais déjà. Bien sûr, se procurer des produits zéro déchet est une super initiative dans tous les cas ! 🙏🏻 Mais avec le recul, je pense qu’il est préférable de commencer par faire le vide pour avancer plus sereinement et efficacement. ☺️

En tout cas, je vous conseille vraiment de faire de votre appartement/maison votre point de départ vers un mode de vie plus green. C’est l’endroit où vous passez le plus de temps et où vous prenez le plus d’habitudes (bonnes comme mauvaises). C’est donc plus simple de commencer par là, car c’est un environnement qui vous est familier et où les contraintes sont moindres. Une fois que vous serez repartis sur de bonnes bases chez vous, il sera plus simple d’adopter un meilleur comportement à l’extérieur. 🌿

Avant de débuter cette première étape, je vous invite d’ores-et-déjà à jeter un oeil et compléter ces templates que j’ai créés et partagés sur Instagram il y a quelques temps.

Ils vont permettront de voir où vous en êtes actuellement et comment vous avancez vers ce nouveau mode de vie. Vous pourrez aussi avoir une petite idée des produits zéro déchet qui remplaceront vos produits « classiques » et ainsi mieux réfléchir à la manière dont vous allez trier vos placards. 🤗

J’espère que cet article vous a plu et pourra vous aider dans votre transition vers un mode de vie plus respectueux de l’environnement. Pour rester dans le thème du tri, je compte bientôt vous en dire un peu plus sur la manière dont je fais le vide dans mon appartement, comment gérer les différents déchets, etc. Je vous en ai déjà parlé dans mes vlogs, mais je me dis que regrouper toutes les infos par écrit dans un seul et même article sera plus pratique pour vous. Et je pourrai aussi ajouter les petites choses que j’ai apprises depuis le tournage de ces vidéos. ☺️ Car oui, j’en apprends encore tous les jours, et comme je vous l’ai dit, je ne prétends pas être l’exemple parfait ni une experte, car j’ai moi-même encore du chemin à faire. Mais le principal est d’avancer ! 🤗

Sur ce, je vous fais plein d’énormes bisous, et vous dis à très bientôt sur le blog ! ♡

ALLÔ L’HOMME, ICI LA TERRE. 🌎

« LA TERRE A ÉPUISÉ TOUTES SES RESSOURCES DE L’ANNÉE ET VIT DÉSORMAIS À CRÉDIT »

Ces mots, je les ai lus le lundi 29 juillet à mon réveil. Et j’aurais préféré les lire bien plus tard… voire jamais.

Aujourd’hui, on va parler d’écologie. Vous le savez, depuis mon voyage en Tanzanie avec Ecosia, c’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Car quand j’ai lu ces gros titres dans les médias, j’ai été vraiment horrifiée. Même si je fais un maximum pour vous sensibiliser sur les questions écologiques sur ma chaîne et sur Instagram, j’ai envie que ma voix porte le plus loin possible, sur toutes les plateformes où je suis présente, et mon blog en fait partie. Je me disais donc qu’il serait intéressant de créer une toute nouvelle catégorie d’articles, entièrement dédiée à l’écologie. Une série d’articles pour tenter d’éveiller les consciences et vous transmettre des astuces pour réduire votre empreinte écologique au quotidien.

Mais avant cela, je pense qu’il est important de faire un petit état des lieux de la Terre et de rappeler pourquoi il faut agir d’urgence et changer nos comportements MAINTENANT. Car je pense que si la Terre pouvait parler, elle aurait beaucoup de choses à nous dire et à nous reprocher, d’où le titre de cet article.

Comme vous avez dû le lire dans la presse cet été, la planète a épuisé toutes ses ressources de l’année, et ce en seulement 7 mois, ce qui est aberrant. Cette limite, appelée Jour du Dépassement, est franchie de plus en plus tôt. À l’heure actuelle, il nous faudrait 1,8 Terre pour tenir le coup avec notre mode de consommation. Et encore, ce n’est qu’une moyenne. Si tout le monde vivait comme aux Etats-Unis, il en faudrait 5 et 2,7 si tout le monde vivait comme les Français. Et nous en sommes responsables. Je précise que je ne parle pas de vous au niveau individuel car mon but n’est en aucun cas d’incriminer quelqu’un en particulier, car nous sommes tous dans le même bateau. Je parle de nous tous, l’Homme, qui ne représente que 0,01 % des espèces vivantes et qui a pourtant fait tant de dégâts…

Eh oui, nous, un petit 0,01 %, serions responsables de la disparition de 83 % des mammifères sauvages et de 50 % des plantes sauvages. Pourquoi ? Car nous consommons beaucoup trop par rapport à ce que la Terre peut nous offrir, ce qui est complètement démesuré et insensé. Sans oublier que nous sommes avides de quantité et de rapidité à tout prix, car nous pensons que posséder beaucoup de choses en peu de temps est la définition du bonheur.

Au fil des années, nous nous sommes appropriés les terres, que nous exploitons, littéralement. En effet, 3/4 des sols de la planète sont aujourd’hui en notre possession. Et au lieu de les exploiter à bon escient, nous les détruisons à coup de fertilisants et de pesticides pour produire massivement et à vitesse grand V. Et à force de frapper, nous détruisons l’habitat des espèces animales, les terres cultivables et les zones côtières, nous privons les plages de leur sable et provoquons la montée du niveau de la mer.

Bien évidemment, je ne pouvais pas écrire cet article sans vous parler d’un autre élément dévastateur : le plastique. Je vous en ai déjà beaucoup parlé dans mes vidéos sur le zéro déchet, mais je pense qu’on n’en parlera jamais assez. Aujourd’hui, 1/3 du plastique produit, soit 100 millions de tonnes, finit dans la nature que nous contemplons, dans l’air que nous respirons, dans la nourriture que nous avalons et dans l’eau que nous buvons. D’ailleurs, 80 % du plastique qui se trouve dans les océans et qui nuit à ses habitants viennent des zones terrestres. Et ces déchets ne sont pas arrivés là tout seuls. Nous les avons créés, achetés, consommés et jetés. Et nous en jetons énormément, car la moitié du plastique est utilisé pour créer des produits jetables qui durent moins de 3 ans.

De plus, rien qu’en 2016, 310 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, ce qui correspond à plus de 2000 bouteilles en plastique par personne ! Vous vous rendez compte ? A-t-on vraiment besoin de tout ça en sachant que de nombreuses alternatives réutilisables existent ? Je crois que vous connaissez la réponse. Et d’ici 2030, l’association WWF estime que la production de plastique pourrait augmenter de 40 %. 2030 peut paraitre loin, mais en réalité, c’est DEMAIN !

De plus, selon un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les terres se réchauffent 2 fois plus vite que le globe lui-même à cause de l’Homme. Les sols sont dégradés et les forêts telles que l’Amazonie brûlent à cause de la déforestation massive, entre autres. Vous savez, ces terres et ces forêts qui sont censées absorber 29 % des émissions de CO2, mais que nous avons dégradées. Et comme nous avons épuisé toutes nos ressources, ces véritables poumons pour la Terre ont de plus en plus de mal à pomper les émissions de CO2 supplémentaires que nous produisons et produirons jusqu’à la fin de l’année. C’est pour cela que le réchauffement climatique et la pollution ne cessent de prendre de l’ampleur (pollution qui je le rappelle, tue 50 000 personnes par an, rien qu’en France).

Dans 30 ans, entre 100 millions et 1 milliard de personnes pourraient devenir des réfugiés climatiques. Nous ne pourrons plus sortir de chez nous à cause d’épisodes caniculaires invivables, comme ceux que nous avons connus cet été, mais en bien pire. Je vous laisse imaginer.

Il y a 2 ans, le GIEC avait d’ailleurs annoncé que même si les gouvernements respectent l’Accord de Paris sur le climat, le globe gagnerait 3°C d’ici la fin du siècle, alors que l’objectif était de maintenir le réchauffement planétaire bien en-dessous de 2°C. C’est donc à NOUS de faire des efforts à notre échelle. Car selon WWF, si nous réduisons tous notre empreinte écologique, nous pourrions repousser le Jour du Dépassement de 5 jours chaque année et ainsi rétablir l’équilibre d’ici 2050.

La Terre permet à tous les êtres vivants de respirer, de boire, de manger, de VIVRE tout simplement. Alors pourquoi la détruit-on ? Sans elle, nous ne sommes rien, et je crois qu’on a tendance à l’oublier.

La solution, c’est de consommer moins et mieux, et de PARTAGER ! Il faut se rappeler qu’on n’est pas seul, et arrêter d’être égoïstes. Donnons une seconde vie aux produits, privilégions les petits producteurs, l’alimentation bio et locale, la slow cosmétique, le zéro déchet… Bref, arrêtons d’être des prédateurs et de nous jeter sur toutes les ressources que la Terre nous offre.

Bien évidemment, personne n’est parfait et les habitudes ne sont pas toujours simples à changer. Et ce n’est pas du jour au lendemain que tout va rentrer dans l’ordre, car c’est tout le système qu’il faut modifier. Mais je suis persuadée que si chacun y met du sien et en parle autour de soi, la situation peut s’améliorer. Il suffit de s’y mettre MAINTENANT. Mon but n’est pas d’être moralisatrice en créant cette catégorie d’articles et je ne prétends pas être l’exemple parfait à suivre. J’ai un iPhone, une voiture, il m’arrive encore de m’habiller dans les grandes enseignes… Mais comme vous le savez, je fais des efforts et je trace petit à petit ma route vers un mode de vie minimaliste. Et dans les prochains articles de cette catégorie, je vais vous partager tous les petits gestes que je fais au quotidien pour changer la donne et réduire mon empreinte écologique. Tout le monde peut les adopter. Il suffit juste de le vouloir.

Comme vous pouvez l’imaginer, cet article est loin d’être exhaustif. Il faudrait un roman pour tout expliquer et lister tous les torts causés à notre planète, car il y en a énormément, comme l’agriculture intensive et la consommation de viande à outrance. Mais je ne suis pas une experte incollable sur les questions écologiques et environnementales. Je continue d’ailleurs à en apprendre plus à ce sujet et à m’informer au quotidien. Mon but était avant tout de vous donner quelques faits et chiffres qui m’ont frappée. Je vous invite fortement à vous renseigner sur la question, en lisant les études du GIEC ou de WWF par exemple ou en écoutant les interviews d’Aurélien Barrau, un astrophysicien et militant écologiste qui m’inspire beaucoup au quotidien (et que vous connaissez sans doute).

En attendant le prochain article, je vous fais d’énormes bisous. Prenez soin de vous et de ce qui vous entoure. ♡